Investir dans les small caps et les PME

Les PME sont à l’honneur depuis quelques années en France.. en théorie bien sur, l’état n’a pas subitement décidé de les taxer aussi peu que les mastrodontes du CAC40 et leurs paradis fiscaux.

En 2014, l’état a proposé des « PEA PME », bénéficiant d’exonérations spécifiques. Dans la foulée, Euronext, la bourse de Paris, a créé un indice CAC PME.

Choisir le bon indice

Pourtant, cet indice, créé le 6 mars 2014, a perdu 25,5% de sa valeur en bientôt 2 ans. Dans le même temps, le CAC 40 lui, a perdu à peine 4%; sans compter qu’il a aussi versé des dividendes, ce qui est rarement le cas des PME. Si certaines entreprises comme Ingenico ou Trigano ont eu un beau parcours, la plupart des entreprises de cet indice ont stagné ou baissé.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut éviter les petites et moyennes en entreprises en bourse ? Pas du tout, et c’est même l’inverse.

Nous avons déjà montré que parmi les critères d’un investissement Piotroski pour battre le marché de 10%, figure l’investissement dans des small caps. Les mot ont leur importance : small, donc petites entreprises dans la côte, et non pas des « mid caps ».

La plupart des études, des backtests, et des méthodes synthétiques créées pour battre le marché, privilégient les petites entreprises. Cela parait aussi logique, car une « petite » entreprises en bourse, est en fait dans l’absolu, souvent, une moyenne entreprise comptant entre 100 et 5 000 employés. Elle est assez grande pour aller à l’international, devenir leader sur un marché, être experte. Elle n’est pas encore trop grande et ne souffre pas de bureaucratie interne, de lourdeur.

Le CAC Small

Et du coup, si on regarde l’évolution de l’indice CAC Small sur la même période, il a gagné 7,5%; mais il y a mieux : des fonds qui savent sélectionner des valeurs à fort potentiel. Autant les fonds « classiques », qui ont des milliards d’encours (type Carmignac Patrimoine) ne peuvent pas se permettre trop d’excentricités dans leur « stock picking« , leur choix d’actions. Ils en seraient bien incapables d’ailleurs, car s’ils se positionnaient sur une petite société à l’achat, ils en feraient exploser le cours.

Autant, des fonds plus confidentiels, peuvent prendre plus de risque, et explorer des société moins connues, non suivies par des soi-disant spécialiste analystes. Ces mêmes spécialistes qui disaient en 2014 que le CAC PME n’était pas surcoté, alors qu’on voit qu’il a très mal performé depuis (même si 2 ans est une période courte, le marché a stagné entretemps donc c’est une bonne période d’analyse, et nous défions quiconque de revenir en 2020 et de nous montrer que cet indice bat le CAC small).

Un fond comme ID France Smidcaps, par exemple, est intéressant :

Depuis quelques mois, il a visiblement pris le parti de ne plus être moutonnier, mais de réduire son exposition, dans un contexte défavorable. Et cela marche: le fonds est à +30% depuis cette même période de 2 ans.

Plutôt que de prendre des risques avec des participations dans des sociétés non cotées, un bon compromis semble donc de suivre des fonds small caps performants.

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